MÉMOIRES DES PÊCHEURS GASPÉSIENS

Exposition de photographies en plein air

1er juillet au 30 septembre 2016

sur la rue du Banc, Rivière-au-Renard 

Concept de l’exposition

L’exposition illustre la période charnière du passage d’une activité artisanale à une industrie moderne. Au Québec, on considère que la fondation, au début des années 1940, des coopératives de pêcheurs, rapidement fédérées sous l’égide de Pêcheurs-Unis de Québec, constitue l’amorce d’un processus accéléré de modernisation de l’industrie.

Grâce à l’intervention de l’État, de nouveaux types de navires et d’engins de capture apparaissent, nécessitant l’aménagement de ports plus grands, la construction de chantiers navals,d’ateliers de montage d’engins de pêche et d’usines modernes de traitement du poisson.On assiste à la valorisation d’espèces jusque là négligées, comme le sébaste, la crevette et le crabe. Les villages et les paysages sont transformés. Cet essor va favoriser l’amélioration des conditions de travail et le niveau de vie des familles.

Il y a donc un avant et un après et c’est pourquoi l’exposition comporte deux parties : une vingtaine d’images illustrent la pêche artisanale d’avant 1940 et une dizaine d’autres décrivent le processus de modernisation pour la période de 1940 à nos jours. Les clichés ont été choisis en fonction de leur pouvoir évocateur de la place de l’humain au cœur de cette évolution.

L’humain en question n’est pas seulement le pêcheur, mais aussi les membres de sa famille (épouse, enfants, personnes âgées) toujours fortement impliqués dans le circuit, de la capture à la commercialisation. Sont considérés également ceux qui exercent les métiers connexes : charpentiers navals, ouvriers d’usines, monteurs d’engins, cueilleurs de coquillages et poissonniers itinérants. Enfin, le rôle central joué par les écoles de pêche y est souligné.

Projet communautaire

Le  projet  est  intégralement  financé  par  une collecte de fonds  réalisée  par  l’ACPG.  Au  total, 43 organisations  et  entreprises  du  domaine  de la pêche ont participé au budget. De ce nombre, plus de 30 sont des fournisseurs de biens et de services  de  la  flotte  de  Rivière-au-Renard.  Les autres  sont  des  organismes liés  au  secteur : ministère,  université,  regroupement  d’usiniers, etc.

Organisateurs

 

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Partenaires

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Commanditaires

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 Photographes de l’exposition

L’exposition présente des photographies de Marius Barbeau, Neuville Bazin, Gustave Bédard, Charles-Eugène Bernard, Paul Carpentier, E. L. Désilets, Gilles Gagné, Herménégilde Lavoie, Lida Moser et Charles-Frédérick Ouellet.

Les 30 photographies sélectionnées sont le fruit d’une recherche sur Internet et dans les services suivants : Bibliothèque et Archives nationales du Québec (Montréal et Québec), Musée McCord, Musée canadien de l’Histoire, Archives de la Côte-du-Sud à La Pocatière, Société d’histoire et de généalogie de Matane, Société d’histoire et d’archéologie des Monts et Musée de la Gaspésie.

  • Fondateur de l’anthropologie canadienne, Marius Barbeau est natif de la Beauce. Après des études en droit à Laval, il est admis au barreau en 1907. Boursier Rhodes, il s’inscrit en anthropologie à Oxford (1907-1910), puis complète sa spécialité à l’Université de Paris. À son retour, il entre comme ethnologue au Musée national du Canada à Ottawa (1911-1948), et consacrera sa carrière à des recherches de terrain et à la production de nombreuses publications sur les Amérindiens du Canada

    Il s’intéresse aussi au folklore français du Québec, composé de contes, légendes, langages, chansons et artisanats traditionnels. Il a beaucoup fréquenté la Gaspésie. Les photos retenues ont été prises dans les années 1920.

  • Né à Carleton, il est le cousin de la sculpteure Suzanne Guité. Après des études classiques, il s’inscrit à l’École de photographie de Montréal et fait ensuite des stages à l’Université Western de London (Ontario) en 1955, puis au New York Institute of Photography, en 1959. Au début des années 1950, il ouvre le Studio Bernard à Carleton. Il peut alors compter sur l’aide de son épouse tout au long de sa carrière.

    Bernard parcourt inlassablement les routes de la Gaspésie pour réaliser ses images. Il sera pigiste pour les journaux Le Soleil, l’Action catholique et l’Aviron pour lesquels il couvrira l’actualité. Au-delà de cette actualité, le travail de Bernard constitue un témoignage incontournable sur la vie économique, religieuse et sociale des années 1950 et 1960. Selon l’historien Jean-Marie Fallu, l’œuvre de Bernard est «l’un des fonds photographiques les plus importants pour la mémoire gaspésienne». Avec le développement de l’industrie touristique, la production de cartes postales va également contribuer à faire rayonner son studio. Au cours d’un seul été, il pouvait ainsi en écouler 50 000 auprès des visiteurs de passage dans la région. Dans les années 1980 et 1990, il présente une vingtaine d’expositions en Gaspésie, au Nouveau-Brunswick et dans la région de Montréal.

  • La carrière de journaliste et de photographe de Gilles Gagné est née en 1955, en même temps que l’hebdomadaire La Voix gaspésienne, à une époque où tout était à faire. Autodidacte, il a suivi avec passion l’actualité matanaise pendant plus de quarante ans. Et Gagné de témoigner : «Hier encore, il me semble que je partais à pied pour faire une ronde en ville, lesté d’un lourd appareil-photo Speed Graphix que nous utilisions dans les débuts. Il fallait souvent marcher d’un bout à l’autre de la municipalité pour couvrir un évènement quelconque sans avoir l’assurance préalable d’en tirer une nouvelle potable ou une photo passable».

    Gilles Gagné en est venu à réaliser des images de très grande qualité. Encore aujourd’hui, elles étonnent par la quantité de détails qu’elles contiennent. Il adorait les gens et cela se voit dans ses œuvres. Il a capté sur le vif des sujets délaissés par d’autres. Ses clichés illustrent à merveille la vie de tous les jours.

    En septembre 2010, la galerie Espace F de Matane a présenté une cinquantaine de ses photographies prises entre 1955 et 1970. En décembre de la même année, elle a montré une douzaine de ses clichés, mais cette fois en très grands formats

  • L’exposition présente les œuvres de cinq photographes rattachés à l’OFQ : Neuville Bazin (1918-1983), Gustave Bédard (1908-2001), Paul Carpentier, E. L. Désilets et Herménégilde Lavoie. Ces photographes étaient des géologues, agronomes, ingénieurs et autres fonctionnaires qui ont pris de nombreux clichés et les ont remis au Service de ciné-photographie qui a assuré la conservation des originaux. Sauf pour le cinéaste Herménégilde Lavoie, on connaît peu de choses des quatre autres. On pense que Gustave Bédard travaillait pour le ministère de la Chasse et de la Pêche. Neuville Bazin et Paul Carpentier étaient des photographes permanents et à temps plein de l’Office. E. L. Désilets était probablement un fonctionnaire à l’emploi du ministère du Tourisme.


    L’Office du film du Québec (OFQ)
    L’OFQ a existé de 1922 à 1976. En juin 1941, le gouvernement québécois regroupe ses services de production et de distribution en un nouvel organisme, le Service de ciné-photographie de la province de Québec. Ce service passera sous la responsabilité de différents ministères avant d’être aboli en 1983. Durant ces années, l’OFQ a accumulé 150 000 images qui sont conservées au cœur de la capitale nationale, à la BAnQ de Québec (Bibliothèque et Archives nationales du Québec).

    Ces clichés nous offrent un portrait du Québec sur près de six décennies. Ce fonds constitue un héritage exceptionnel d’une certaine vision du Québec à la veille des grands bouleversements des années 1960.

    Le thème de la pêche maritime a été abordé par plusieurs photographes de l’OFQ. Ainsi, les paysages côtiers de la Gaspésie, des îles de la Madeleine et de la Côte-Nord sont très présents, tout comme les activités maritimes développées dans ces régions. On y trouve des images des différentes techniques de pêche en mer, tout comme de la préparation de la morue, des conserveries, des entrepôts frigorifiques et de la construction des bateaux.

  • Photographe, cinéaste, urbaniste, éditeur d’une revue, il est natif du Lac-Saint-Jean. Dans les années 1940, il occupe le poste de directeur adjoint de l’Office du tourisme du Québec. Il commence sa carrière par la production d’une série de courts métrages intitulée «Les beautés de mon pays». Il présente ses films lors de conférences publiques où il lui arrive fréquemment de critiquer le pouvoir politique qui ne fait rien contre la dégradation du patrimoine architectural. Agacé, le premier ministre Duplessis le congédie en 1947 en lui offrant sa pension à l’âge de 39 ans !

    Bénéficiant de sa renommée, il fonde, en 1949, la première société de production cinématographique de Québec, Les Documentaires Lavoie, qui existe toujours sous un autre nom. Son œuvre comprend une soixantaine de titres : courts, moyens et longs métrages réalisés de 1933 à 1960. Il est le père du cinéaste Richard Lavoie qui produira un documentaire intitulé « Herménégilde, vision d’un pionnier du cinéma québécois, 1908-1973 ».

  • Née à New-York, Lida Moser est une pionnière du photojournalisme. Elle s’est également adonnée au portrait, à l’architecture, au théâtre, à la publicité, à la photographie artistique et à l’enseignement. Sa carrière s’étire sur plus de 60 ans. Elle était membre de la Photo League de New York, un mouvement artistique et social dont l’objectif principal était de saisir la réalité le plus honnêtement possible afin de la documenter sans artifice.

    À l’été 1950, commandée par le magazine Vogue, elle réalise un reportage qui l’amène dans plusieurs régions du Québec. Accompagnée de Paul Gouin, alors conseiller culturel auprès du gouvernement québécois, de l’ethnographe Luc Lacourcière et de l’écrivain Félix-Antoine Savard, elle sillonne les routes de Montréal à Gaspé, croquant au passage tout autant les édifices de la métropole, le Château Frontenac et l’escalier Casse-cou que les pêcheurs gaspésiens et les familles nombreuses du Québec d’après-guerre. Moser capte la «vraie vie» du Québec rural d’alors avec tendresse. Elle reviendra en décembre 1950 et, jusque dans les années 1990, elle continuera à photographier le Québec. Le 15 novembre 1995, soit un peu plus d’un an après avoir acquis son fonds d’archives, BAnQ inaugure l’exposition «Québec 1950 vu par Lida Moser» en présence de l’artiste. Plusieurs de ses œuvres font partie de collections nationales et privées.

  • Cet artiste vit et travaille à Québec. En 2009, il obtient une bourse qui lui permettra d’œuvrer à Paris comme stagiaire pour l’agence Magnum Photos ainsi que pour la maison Signatures. À son retour au Québec, il cofonde en 2010 le collectif KAHEM avec quatre autres artistes québécois. Née d’une nécessité d’échange et de réflexion sur la photographie documentaire et ses pratiques, cette association privilégie la pluralité des regards, tant classiques que contemporains. Le travail de Charles-Frédérick Ouellet a été exposé à plusieurs endroits au Québec (VU, REGART, Espace F, Maison de la culture Frontenac et Rencontres internationales de la photographie en Gaspésie). À l’étranger, son œuvre a été montrée en Écosse, à Street Level Photoworks, et en France. Il est représenté par la galerie Lacerte art contemporain au Québec et par l’agence Hans Lucas en Europe.

Équipe de projet

ASSOCIATION DES CAPITAINES-PROPRIÉTAIRES DE LA GASPÉSIE

Coordination / Levée de fondsJean-Pierre Couillard
Adjointe administrativeCarole Vézina
FinancesLise Cloutier
LogistiquePascal Dupuis
Communications / WebKristine Bossé-Fortin
Porte-paroleJean-Pierre Couillard et Réginald Cotton

COLLECTIF PÊCHE ET PATRIMOINE

ConceptionAlain Fréchet, Gaétan Myre, Denis Vaillancourt
GestionGaétan Myre
Webmestre / Porte-paroleAlain Fréchet
LogistiquePascal Dupuis
MontageGaétan Myre et Denis Vaillancourt

VILLE DE GASPÉ

Coordination Geneviève Plourde
Logistique Michel Cotton
Conseiller Réginald Cotton
Communications Jérome Tardif

COLLABORATEURS EXTERNES

Correction linguistiqueFrance Bernier
Traduction anglaiseWilma Zomer, Communicart
GraphismeFrançois Wells et Caroline Turbout, Espace F
ImpressionCORLAB

Site de l’exposition

L’exposition est présentée sur la rue du Banc à Rivière-au-Renard.  Placé  au  cœur  de  l’activité de  pêche  actuelle,  le  visiteur  est  à  même  de mesurer   le   chemin   parcouru   par   l’industrie depuis  le  début  du XXe  siècle  jusqu’à  aujourd’hui.